Mark Blinch/COC
Mark Blinch/COC

Ski acrobatique

Médailles d’Équipe Canada

Gold medal icon 12
Silver medal icon 12
Bronze medal icon 6

Résumé du sport

Ski acrobatique à Milano Cortina 2026

Site : Parc des sauts et des bosses de Livigno, Parc de neige de Livigno 

Dates des compétitions : 7, 9-12, 14-21 février (Jours 1, 3-6, 8-15)  

Nombre d’épreuves : 15 (7 masculines, 7 féminines, 1 mixte)

Épreuves masculinesÉpreuves fémininesÉpreuve mixte
Sauts
Bosses
Bosses en parallèle
Ski cross
Demi-lune
Slopestyle
Big Air
Sauts
Bosses
Bosses en parallèle
Ski cross
Demi-lune
Slopestyle
Big Air
Sauts mixte par équipes

Le ski acrobatique comporte sept épreuves individuelles pour chaque genre, notamment six où les skieurs sont évalués en fonction de leurs habiletés techniques.

Bosses et bosses en parallèle 

Mikael Kingsbury descendant une piste en ski de bosses.
Darren Calabrese/COC

En bosses et en bosses parallèles, les skieurs dévalent une pente parsemée de buttes de neige et doivent exécuter deux acrobaties aériennes. 

En bosses, la qualité de leurs virages entre les bosses est cruciale. Cinq juges y accordent des points les virages comptent pour un total de 60 % de la note finale. Deux autres juges accordent des points, 20 % de la note, pour l’exécution des figures et leur niveau de difficulté. Le pointage de vitesse, basé sur le temps mis pour arriver au bas de la piste ne compte que pour 20 %. La compétition débute par une ronde de qualification. S’ensuit alors une finale en plusieurs étapes qui réunit six skieurs qui se disputent les médailles.

Dans l’épreuve des bosses en parallèle, qui fera ses débuts olympiques à Milano Cortina 2026, deux athlètes s’affrontent dans le cadre d’une confrontation directe sur des tracés en parallèle. À l’issue de chaque paire, le vainqueur se qualifie pour la ronde suivante du tableau de compétition. Au bout du compte, les vainqueurs de chacune des deux demi-finales s’affrontent pour l’or et l’argent dans la grande finale tandis que les perdants des demi-finales se disputent la médaille de bronze dans la petite finale. Les virages comptent pour un total de 50 % de la note, tandis que le pointage pour les figures et le pointage de vitesse ont une valeur de 25 % chacun.  

Sauts et sauts par équipes mixtes 

Marion Thénault effectue un saut acrobatique
Leah Hennel/COC

En sauts, les athlètes exécutent certaines des figures les plus difficiles du monde du sport : des triples sauts périlleux comportant jusqu’à cinq vrilles, le tout en trois secondes à peine. L’envol englobe le décollage, la hauteur et la distance, et il compte pour 20 % de la note. L’allure de l’athlète lors de l’exécution du saut compte pour 50 %, et l’atterrissage vaut quant à lui 30 % de la note qu’on multiplie par le degré de difficulté du saut. 

Dans les épreuves individuelles, la compétition débute avec une ronde de qualification comptant deux sauts, à partir de laquelle 12 athlètes se classent pour la finale. Après deux rondes de sauts en finale, les six skieurs affichant le meilleur pointage sur un seul saut se disputent les médailles dans une super finale à un saut.

L’épreuve de sauts mixte par équipeschaque équipe est composée de trois athlètes, qui peut être une combinaison de deux hommes et une femme ou vice versa. Leurs pointages individuels sont additionnés pour arriver au total pour l’équipe. D’une ronde de qualification, huit équipes passent en finale et les quatre équipes de têtes disputeront la super finale.

Demi-lune

La skieuse acrobatique d'Équipe Canada Cassie Sharpe effectue une manoeuvre dans les airs en prenant l'arrière de son ski à la demi-lune à Beijing 2022.
Darren Calabrese/COC

En demi-lune, les athlètes s’élancent dans une rigole de neige de 6,7 mètres de largeur sous le regard de juges qui accordent une note sur 100 en tenant compte de l’amplitude des sauts, de la prestance de l’athlète, de la diversité de ses manœuvres, du niveau de difficulté de celles-ci et de leur exécution. Les moyennes des pointages des juges sont ensuite calculées.

Dans les rondes de qualification, on retient le pointage de la meilleure des deux manches. En finale, chaque athlète a droit à trois manches et leur pointage de la meilleure manche est celui qui est retenu pour le classement.  

Slopestyle et Big Air 

David Jackson/COC

En slopestyle, les skieurs descendent et traversent une série de rails et de sauts. Des juges accordent un pointage pour chaque descente sur leur composition tandis que les autres se concentrent sur les manœuvres exécutées dans des sections particulières du parcours. Le pointage est à nouveau accordé sur 100. Celui des juges de manœuvre compte pour 60 % du pointage final, puis celui des juges qui évaluent la composition compte pour 40 % du pointage final.

Au big air, chaque skieur exécute une manœuvre après avoir dévalé une longue rampe. Ici aussi, les pointages sont accordés sur 100 par les juges et une moyenne des notes conduit au pointage final.

Dans les finales de slopestyle, seul le pointage de la meilleure manche du skieur compte. Dans les finales de big air, les deux meilleurs pointages sur un total de trois manches seront additionnés aux fins du classement. 

Ski cross 

Jason Ransom/COC

Le ski cross est la seule épreuve de ski acrobatique dépourvue d’éléments jugés. Within Canada, the National Sport Organization is Alpine Canada rather than Freestyle Canada. Most ski cross athletes have transitioned from alpine skiing.  

Tout est une question de vitesse dans cette épreuve où les skieurs, par groupes de quatre, dévalent une pente parsemée d’obstacles comme des parois, des sauts, des bosses et des virages. La compétition débute avec une ronde de qualification où le temps de chaque athlète détermine sa position pour la ronde éliminatoire. Les deux meilleurs de chaque vague passent à la ronde suivante jusqu’à ce que seulement quatre skieurs restent en lice pour la grande finale des médailles.

L’histoire olympique du ski acrobatique canadien (avant Milano Cortina 2026)

Le Canada excelle depuis longtemps en ski acrobatique. Il a remporté 30 médailles depuis que la discipline a fait son entrée aux Jeux de 1992 à Albertville.

Neuf de ces médailles ont été remportées à Sotchi 2014, la meilleure récolte de l’histoire, tous pays confondus. En bosses chez les hommes, Alex Bilodeau a remporté sa deuxième médaille d’or consécutive devant son coéquipier Mikaël Kingsbury. En bosses chez les femmes, les sœurs Justine et Chloé Dufour-Lapointe ont également réussi le doublé or-argent. Cet exploit s’est répété en ski cross : Marielle Thompson a remporté l’or et Kelsey Serwa, l’argent. Le slopestyle féminin a aussi eu droit à son doublé sur le podium. Dara Howell a gagné l’or et Kim Lamarre a mis la main sur le bronze. La médaille d’argent de Mike Riddle en demi-lune chez les hommes complète le tableau des médailles du Canada à Sotchi.

Jason Ransom/COC

Sept autres médailles ont été remportées par les Canadiens à PyeongChang 2018. Perçu par un grand nombre comme le meilleur skieur de bosses de l’histoire, Kingsbury a solidifié son statut en décrochant l’or olympique. Justine Dufour-Lapointe est montée sur le podium à une deuxième édition consécutive des Jeux en remportant l’argent aux bosses. Le Canada a réalisé un autre doublé au ski cross féminin quand Kelsey Serwa a remporté l’or et sa coéquipière Brittany Phelan a remporté l’argent. Brady Leman a terminé en tête au ski cross masculin. Cassie Sharpe a dominé l’épreuve féminine de la demi-lune pour décrocher l’or tandis qu’Alex Beaulieu-Marchand a remporté le bronze en slopestyle masculin.

Cinq autres médailles ont été remportées à Beijing 2022. Sharpe et Rachael Karker ont réalisé un double podium en demi-lune féminin, remportant l’argent et le bronze, respectivement. Kingsbury a mis la main sur une médaille d’argent aux bosses chez les hommes pour ainsi décrocher sa troisième médaille olympique en carrière. Thompson a obtenu l’argent en ski cross féminin, permettant au Canada d’accéder au podium dans cette épreuve pour une quatrième édition des Jeux olympiques de suite. Le trio composé de Marion Thénault, Miha Fontaine et Lewis Irving a remporté le bronze dans l’édition inaugurale de l’épreuve des sauts par équipes mixtes. 

PC Photo/COC

Les premières médailles du Canada en ski acrobatique remontent à 1994 à Lillehammer où Jean-Luc Brassard a remporté l’épreuve masculine des bosses et Philippe LaRoche et Lloyd Langlois ont obtenu l’argent et le bronze de l’épreuve masculine des sauts. Deux athlètes se sont partagé le podium à Salt Lake City à cette même épreuve : Veronica Brenner et Deidra Dionne ont remporté l’argent et le bronze.

Jennifer Heil était la vedette de Turin 2006 avec sa médaille d’or en bosses. Quatre ans plus tard, elle a remporté la médaille d’argent à Vancouver 2010, et Ashleigh MacIvor a gagné la toute première médaille d’or en ski cross.

L’histoire olympique du ski acrobatique

Le ski acrobatique a été présenté en tant que sport de démonstration aux Jeux de Calgary 1988, avec les épreuves des bosses, des sauts et de ski ballet. Quatre ans plus tard, à Albertville 1992, les bosses ont été la première épreuve de ski acrobatique à devenir une compétition olympique officielle, tandis que les sauts et le ski ballet ont continué d’être présentés en démonstration. 

À Lillehammer 1994, les sauts ont rejoint les bosses au sein du programme olympique officiel. Le changement suivant qui a été apporté au ski acrobatique est survenu seulement à Vancouver 2010, quand le ski cross a été ajouté au programme. Le programme olympique est passé à cinq épreuves par genre à Sotchi 2014 avec l’ajout de la demi-lune et du slopestyle. À Beijing 2022, le big air a été ajouté de même que l’épreuve des sauts par équipes mixtes. 

Médaillés canadiens

JeuxÉpreuveAthlèteRang
Lillehammer 1994Bosses, hommesJean-Luc BrassardOr
Turin 2006Bosses, femmesJennifer HeilOr
Vancouver 2010Bosses, hommesAlexandre BilodeauOr
Vancouver 2010Ski cross, femmesAshleigh McIvorOr
Sotchi 2014Bosses, hommesAlexandre BilodeauOr
Sotchi 2014Bosses, femmesJustine Dufour-LapointeOr
Sotchi 2014Slopestyle, femmesDara HowellOr
Sotchi 2014Ski cross, femmesMarielle ThompsonOr
PyeongChang 2018Bosses, hommesMikaël KingsburyOr
PyeongChang 2018Demi-lune, femmesCassie SharpeOr
PyeongChang 2018Ski cross, hommesBrady LemanOr
PyeongChang 2018Ski cross, femmesKelsey SerwaOr
Lillehammer 1994Saut acrobatique, hommesPhilippe LaRocheArgent
Salt Lake City 2002Saut acrobatique, femmeVeronica BrennerArgent
Vancouver 2010Bosses, femmesJennifer HeilArgent
Sotchi 2014Bosses, femmesChloé Dufour-LapointeArgent
Sotchi 2014Bosses, hommesMikaël KingsburyArgent
Sotchi 2014Demi-lune, hommesMike RiddleArgent
Sotchi 2014Ski cross, femmesKelsey SerwaArgent
PyeongChang 2018Bosses, femmesJustine Dufour-LapointeArgent
Beijing 2022Bosses, hommesMikaël KingsburyArgent
PyeongChang 2018Ski cross, femmesBrittany PhelanArgent
Lillehammer 1994Saut acrobatique, hommesLloyd LangloisBronze
Salt Lake City 2002Saut acrobatique, femmesDeidra DionneBronze
Sotchi 2014Slopestyle, femmesKim LamarreBronze
PyeongChang 2018Slopestyle, hommesAlex Beaulieu-MarchandBronze
Beijing 2022Sauts par équipes, mixteMarion Thénault, Miha Fontaine, Lewis IrvingBronze
Beijing 2022Ski cross, femmesMarielle ThompsonArgent
Beijing 2022Demi-lune, femmesCassie SharpeArgent
Beijing 2022Demi-lune, femmesRachael KarkerBronze

Équipes